Mercredi 21 novembre 2007
Chaleur estivale. Moiteur de l'été.
Fin de semaine, cerveau fatigué.
Rendez-vous attendu, allusions complices.
A vélo, à pieds ou en taxi, le moment est bien connu de tous.
Multitudes de marches, débouchent sur le toit.
Serveurs en chemise hawaïennes, palmiers animés par un souffle léger.
Canapés rembourrés, tables de bois.
La carte est poisseuse, mais le choix gargantuesque.
On calcule, on compte, on regarde sa montre.
Une poignée de demie-heures seront-elles suffisantes
Pour atteindre l'objectif si longtemps convoité ?
Fruits, glaçons, cendriers et sous-bocs composent de concert cette scène agréable.
Le liquide coule au fond de la gorge, pénètre dans les veines.
Les migraines se changent petit à petit en sourire.
Les sujets sérieux font place aux bêtises.
Les corps se détendent et prennent la forme des coussins moelleux.
On perd la notion du temps, mais l'on veille toujours au chronomètre.
Un, deux, trois, parfois quatre, passages obligés aux toilettes.
La température monte, les couleurs du ciel et des visages passent au rouge.
Les yeux brillent, les langues fourchent, on perd le contrôle de son corps.
Il est grand temps d'aller manger.